.
Le
23 juin prochain aura lieu à Paris : le procès
opposant Marie-Hélène Bourcier au magazine
Têtu
Nous
avons essayé de comprendre :
- Marie-Hélène BOURCIER s'engage dans le débat.
Gayvox.com
ouvre ses colonnes librement, franchement et sans cache sexe.
- N'hésitez pas à réagir. Nous continuons de
vous donner la parole en direct. La zone commentaires est là
pour ça.
.
interview
de Marie-Hélène Bourcier
.
Pourquoi
tu réponds aux questions des journalistes ? Tu pourrais
te contenter d’exercer ton boulot de professeur de sociologie,
non ?
Attention, je ne dis pas que tu pourrais te contenter de faire
la vaisselle !
[ rires ]
- D’abord
je suis gouine activiste sociologue. Prof
- je ne parle pas administrativement puisque je suis maître
de conf à la Faculté de Lille -
je le serai à part entière lorsque nous aurons des
enseignements LGBT Queer dans les universités
françaises ou pour le dire à l’envers lorsque
les structures d’enseignement et de savoir ne seront plus hétéro
centrées et post-coloniales.
- Je réponds d’autant plus aux journalistes qu’ils
favorisent les voix expertes straight et que les journalistes gais
ignorent quasiment les lesbiennes.
- Enfin les politiques sexuelles ne peuvent se faire sans une présence
dans l’espace public. C’est même un droit.
.
Pourquoi
les journalistes te sollicitent, toi, Marie-Hélène
Bourcier, quand il s’agit
de comprendre ce qui se passe dans un dossier tel que celui du
Centre d’Archives et de Documentation
Homosexuelle de Paris ?
- Quels
journalistes ? ! Lors des actions d’Archilesb
! de Vigitrans et de Loppataq
en 2003 pour que le Cadhp (Centre d'Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris) revoie sa copie,
c’est la presse italienne (La Reppublica) et
straight française qui sont venues nous voir. Pas
la presse gaie bien entendu. Je dis nous car j’ai été
aussi sollicitée en tant que membre d’Archilesb
!
- A titre plus personnel, c’est mon job (non ?) de réfléchir,
de mettre les choses en perspective et de militer intellectuellement
et politiquement en faveur d’un éclairage queer en plein
boum homo normatif assimilationniste : mariage gentillet en costume
sombre… Centre d’Archive poussiéreux
et déjà si oublieux des minorités de genre
et ethniques.
- Et puis Archilesb !, Vigitrans et
LoppataQ refondus depuis peu en un groupe qui s’appelle
ArchiQ avaient bien bossé. Sûrement plus
que le CADHP en … combien d’années
de préfiguration déjà ?
- Nous avons réalisé un rapport
sur la question des archives « La Fièvre des
Archives » plutôt balèze qui allie réflexions
et propositions d’actions.
Au-delà des données factuelles (réactions et
méthodes de certains acteurs de la Mairie de Paris…,
crispation du CADHP), il s’agissait d’informer
et de faire prendre conscience aux lecteurs des enjeux politiques
et culturels d’un tel projet.
C’est leur projet, leur vie, leurs identités que l’on
se propose de « conserver »… Et ils n’ont
pas besoin d’être morts pour attendre qu’on le fasse
sur eux… Il faut le faire avec eux. La mémoire se construit
avec les vivants.
- Vu la tournure qu’avaient pris les
choses depuis octobre, mois de lancement des pétitions
Archilesb ! et Vigitrans, et la
montée en puissance d’une certaine hégémonie
gaie, je voulais également donner des éléments
d’analyse pour comprendre la manière dont les lesbiennes
et plus généralement les autres minorités sexuelles,
de genre et ethniques sont invisibilisées et sous-représentées
pour ne pas dire exclues dans les politiques, les institutions,
les projets et les médias.
.
Tu
as un différent avec le magazine
TETU à la suite d'une
interview parue dans le magazine
suisse 360° ?
- J’ai
été assignée en diffamation par Têtu
le 30 mai dernier à la suite d’un dossier spécial
Paris [sur les problèmes du projet
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris]
paru dans le magazine 360°. Le dossier comportait
un article de fond que je n’ai pas validé et où
l’on m’impute des propos que je n’ai pas tenus témoignages
à l’appui et mon interview.
- En ce qui concerne la mention de Têtu dans
l’interview accordée à 360°
et qui me vaut un procès en diffamation, je profite de l’occasion
pour dire que mon but était de mettre en évidence
le fait que le magazine Têtu, qui se présente
comme un magazine destiné aux gays et aux lesbiennes, est
pensé et rédigé pour l’essentiel par des
gays pour des gays.
- Il suffit de lire les attestations des universitaires, des lesbiennes
militantes ou non qui en témoignent et de manière
argumentée. Dans ce magazine, la part des lesbiennes y est
pour le moins congrue tant sur le plan rédactionnel que dans
la composition de l’équipe rédactionnelle qui
est loin d’être paritaire.
- Et que penser lorsque l’on s’entend
dire que se sont les journalistes garçons de Têtu
qui sont les mieux à même de couvrir le festival
lesbien de Cineffable, l’un des événements
majeurs de la culture lesbienne, alors qu’il est non mixte
! C’est en ce sens qu’il faut interpréter
le fait que j’ai pu évoquer dans mon interview le fait
que Judith Silberfeld, rédactrice en chef adjointe
n’assistait pas aux conférences de rédaction.
Je n’ai pas porté atteinte à ses qualités
de lesbienne ou de professionnelle du journalisme, telles n’étaient
ni ma volonté ni mon propos.
- En réalité, je ne faisais
qu’utiliser, dans une approche sociologique et donc en protégeant
ma source, une information qui m’avait été donnée
sur le terrain, ainsi qu’aux membres de Loppataq,
du Pastt, du Caritig ou de l’Académie
Gay & Lesbienne dans les réunions d’Archilesb!
et de Vigitrans par Myriam Marzouk, salariée
de Têtu à l’époque et membre
d’Archilesb!. Elle affirmait pour l’avoir
vu que Judith Silberfeld ne participait pas aux comités
de rédaction de Têtu.
- Lors de l’interview collective de ces groupes et associations
par les journalistes de 360° en janvier 2003,
Myriam Marzouk a réitéré cette information
avec vigueur. A l’époque, nous n’avions aucune
raison de mettre en doute sa bonne foi.
- Les contestations de Têtu et de Judith
Silberfeld sur cette situation et l'attitude de Myriam Marzouk
m’incitent maintenant à douter de la totale véracité
de cette information.
- Depuis, Myriam Marzouk a lâché Archilesb!
dont elle faisait partie et a même témoigné
contre moi ! Bizarre, bizarre mais pas au sens queer du terme, non
? (rires). On dirait qu’elle n’a guère de respect
pour le travail d'Archilesb!, pour celui de Vigitrans
ou d'ArchiQ !
- Il va de soi que je serais prête à m’excuser
auprès de Judith Silberfeld d’avoir été
piégée comme d’autres par les déclarations
de Myriam Marzouk s’il s’avérait que celles-ci
étaient mensongères. Il n’était nullement
dans mon intention de porter atteinte à l’honneur d’une
lesbienne rédactrice en chef mais bien plutôt de souligner
une des raisons susceptibles d’expliquer le manque de surface
rédactionnelle dont disposent les lesbiennes dans la presse
dite gaie et lesbienne en France.
- Désolée pour toutes ces précisions mais elles
sont d’importance et je trouve que le procès que m’intente
Têtu en diffamation est excessif.
.
C'est
à dire ?
- Il
suffit de lire l’ensemble de l’interview qui est assez
longue pour comprendre qu’il s’agit d’une analyse
de fond et non d’attaque ad feminem…
- Bon nombre d’attestations dans le dossier témoignent
de ma bonne foi militante et intellectuelle.
- Par ailleurs, Têtu attaque
une personne et non une association et demande 3 000 euros plus
une publication judiciaire dans la presse qui peut aller jusqu’à
10 000 euros s’ils gagnent. Pour eux, ce n’est rien et
c’est la société qui gère Têtu
qui paye. Pour moi, sur le plan financier, les choses sont évidemment
difficiles.
- D’autant que je me retrouve seule en lice. Têtu
a décidé de ne plus poursuivre le magazine 360°.
.
Pourquoi
?
- 360°
s’est excusé en publiant dans son numéro d’été
une lettre rédigée par Têtu qui
a l’avantage de me mettre nommément en cause, ce qui
n’était pas le cas de la première lettre d’excuses
rédigée par leurs soins et qui m’avait été
communiquée.
- C’est un peu fort de la part de 360° qui
a une grande part de responsabilité dans l’affaire puisque
Nathalie Brochard a quand même fait de grosses bêtises
dans son article de fond, ce que sait parfaitement Catherine
Macherel la rédactrice en chef …
- Il faudra que l’on m’explique
comment l’on peut poursuivre une personne sans le support dans
lequel elle s’est exprimée !
- Et je me demande pourquoi Têtu est si indulgent
avec son ancienne salariée, Myriam Marzouk, qui s’est
répandue avec force détail sur Judith Silberfeld,
en racontant comme celle-ci souffrait au quotidien de ses mauvaises
relations avec sa hiérarchie. Selon Myriam Marzouk,
Judith Silberfeld n’était pas maître de
ses choix rédactionnels et il y avait là une discrimination
patente à l’endroit d’une des rares lesbiennes
de Têtu. C’est quand même pas nous
qui l’avons inventé. Elle allait à Têtu
tous les matins.
- Sur le fond, tout le monde sait bien que Têtu
n’est pas un magazine pour les lesbiennes.
- J’ajoute que Têtu n’a
eu de cesse de publier des articles tout à fait diffamatoires
à mon encontre. Il n’y a qu’à voir
les papiers de Thévenin.
- Têtu
a refusé par deux fois de publier mes droits de réponse
suite aux propos de Didier Eribon m’accusant de «
simplette » pour justifier le fait de m’avoir
exclu au même titre que Marie-Jo Bonnet et Geneviève
Pastre du Dictionnaire des Cultures Gaies et Lesbiennes
…
- C’est de l’acharnement sur ma personne à la fin.
Au passage, je signale que je n’ai pas porté plainte…
.
Pourquoi
?
- Je
suis pour la liberté d’expression de la presse et dans
la presse. Et le débat d’idées ne doit pas être
faussé ou bridé par des questions d’argent.
- Un procès met en évidence
des rapports de force et de domination qui passent par l’argent.
- Dans cette affaire Têtu
profite d’un avantage économique incomparable.
.
Penses-tu
que les relations à l’intérieur de la "communauté"
LGBT sont plus passionnelles qu’en dehors ?
- Je
n’aborderais pas la question en termes de plus ou de moins,
ni psychologiquement. La réponse à la question est
dans la dénomination LA COMMUNAUTE. Le
sentiment communautaire est très peu développé
en France contrairement à ce que nous déverse
la littérature anti-communautaire de Minc à
Scarron en passant par Miclo et Grossmann.
- Mais surtout les infra-discriminations à l’intérieur
du pack dit LGBT sont patentes : il suffit de voir
la politique de l’Inter-lgbt, comment les pédés
non normatifs, les gouines, les lesbiennes de couleur, les transgenres
au sens très large du terme sont exclus.
- C’est cela qui donne l’impression d’un supplément
de « passion » . Et ça se voit d’autant
plus que seuls les gais assimilationnistes généralement
bien dotés - enfin socialement - trustent les positions de
pouvoir de savoir, de réflexion et d’action.
- Ajoutons la cerise sur le gâteau français : les gais
se prennent encore souvent pour des hommes et ont hérité
de cette culture masculine machiste de base typiquement française…
qui les poussent à écarter des femmes des circuits.
- Il suffit de regarder ce qui se passe actuellement
dans le débat pour l’égalité des droits,
je ne parle pas du Collectif pour l’égalité
des droits qui lui agit et réfléchit vraiment
et transversalement.
Qui mène la danse dans la presse ? Qui s’arroge le rôle
de l’intellectuel ? Qui squatte les colonnes du Monde
?
.
A
quoi sert la presse gay et / ou lesbienne ?
- La presse
minoritaire et identitaire est essentielle. Pour le côté
role-model. Pour rendre compte de l’actualité intellectuelle,
politique, culturelle, gay, lesbienne, transgenre, je dirais non
straight. Parce que c’est un levier politique essentiel. Pas
simplement pour dénoncer ou défendre des droits mais
pour modifier des politiques de genre, de sexe, de race, de savoir,
d’immigration opprimantes et hétéronormatives.
Pour développer la richesse diffractante des points de vue
minoritaires. Pour inventer des corps et des formes de filiation,
de liens différents.
Enfin pour prôner à la fois des politiques des différences
et de la diversité plus justes et des manières différentes
de faire la politique.
- Une presse gaie et lesbienne n’existe
que si elle rend compte tout autant qu’elle crée des
subcultures alternatives. En France, on en est loin.
- Il est vraiment regrettable pour tous et toutes de devoir demander
des comptes à une presse ou des supports qui devraient être
notre presse mais qui passent le plus clair de leur temps à
invisibiliser des personnes et des points de vues.
.
En
somme, si tu perds ce procès que t'intente TETU,
tu te retrouves sur la paille et endettée d'environ 10
000 € ?
Comment vis-tu cette manière de contrainte par l’endroit
du portefeuille ?
- Ce que je
vis mal ainsi que les membres d’Archilesb !,
de Vigitrans et de LoppataQ, c’est
le fait d’avoir été trahie par un membre d’Archilesb
! qui a joué un drôle de petit jeu. On n’a
vraiment pas vu le coup venir.
- Ce qui me fait froid dans le dos, c’est
qu’en 2004, on en soit encore à se battre pour que les
lesbiennes - pour ne prendre que cet exemple de minorité
- ne soient pas invisibilisées. Et ce n’est pas la technique
de « la fenêtre lesbienne », un concentré
de « lesb » dans le magazine tous les 36 du mois qui
doit faire illusion…
- Je sais bien qu’avec ce procès on veut me faire taire
et me décourager de militer. C’est tout de même
un comble que de devoir se prendre la tête sur la manière
dont j’aurais été diffamante en essayant de faire
mon boulot et de dénoncer des injustices patentes.
- Ceci dit, j’encourage les lesbiennes
et les autres minoritaires à prendre la parole, à
dénoncer les discriminations dont ils font l’objet dans
la pseudo communauté. A faire valoir leur droit de s’exprimer,
d’exiger que soit diffusés, commentés, critiqués
leurs productions intellectuelles, théoriques, militantes
et politiques. A revendiquer le fait d’être représentées
par elles-mêmes et à être présentes dans
l’espace public et donc dans les médias.
- Ca ne sert à rien d’avoir peur ou de jouer les collabos…
Un jour ça se retourne contre vous.
.
Enfin,
sur qui peux-tu compter pour t'aider ?
- La
Coordination Lesbienne de France m’apporte son
soutien. Ca me vraiment fait chaud au cœur et je crois
à la solidarité lesbienne.
- Un comité de soutien est en cours
de constitution. Si je perds, je ferai la quête…
Vous êtes prévenus !
.
Merci et bonne journée.
Têtu,
par la voix de Thomas Doustaly
[directeur et rédacteur en chef de Têtu],
nous a fait savoir qu’il ne communique pas sur cette affaire.
.
|
13 3 2006 > 100.000
euros envolés, 800.000 euros pour quoi faire ? Centre d'Archives
Homosexuelles de la Ville de Paris : on
ne change pas une équipe qui coûte ... [ ArchiQ ]
Suite aux déclarations de Mr Martinet, président de AP-CADHP (
Association de Préfiguration du Centre d'Archives Homosexuelles de Paris
) dans tetu.com, ArchiQ, groupe d'action et de réflexion
sur les archives LGBTQ (ex Archilesb! et VigiTrans ) tient
à préciser :
- que le Rapport / projet du CADHP n'a aucunement
été expertisé ou validé par les Archives Départementales
de la Ville de Paris et encore moins par les Archives Nationales ( et
pour cause ... )
Non seulement l'AP - CADHP a échoué dans la mission qu'elle s'était
confiée mais dans ce Rapport de préfiguration non validé
scientifiquement, l'Association ose demander des financements pour les mêmes
objectifs qui n'ont pas été atteints ( recrutement de l'équipe,
concertation avec les associations et lieux - ressources ... ) et qui avaient
été fixés pour 2003.
Le tout sans date d'ouverture pour le Centre d'Archives.
Mr Martinet ne répond pas sur l'aspect financier mais
il est légitime de demander des comptes sur la gestion de la subvention
de 100.000 euros de la Mairie de Paris ( dans sa partie salaires notamment
), sur le manque de résultats passés
( 2002 - 2005 ) et sur l'avenir du Centre.
A quoi ont servi les salariés ( [ Jean ] Le Bitoux, [ Patrick LaFollie
] La Folie ) chargé des acquisitions ou d'archiver sans archives ? Pourquoi
ont-ils été renvoyés du CADHP ?
Combien va coûter la nouvelle phase de configuration
du Centre d'Archives ? dans sa première phase étant entendu qu'elle
ne saurait déboucher sur l'acquisition et l'ouverture d'un local,
celles-ci ne constituant pas une priorité en phase configuration
( source Rapport AP CADHP ) ?
- le Rapport de l'AP - CADHP rédigé par la société
de conseil CCMO créée en octobre 2004, dirigée
par Olivier Maguet, spécialiste de santé et d'action sociale (
Aides, FAGG dont fait partie Jean Le Bitoux ) est fantaisiste sur le
plan scientifique et la question des archives LGBTQ.
Constellé de perles, il est aussi gourmand : 100.000
euros pour ne rien faire, 820.000 euros pour recommencer la préfiguration
opportunément renommée configuration.
C'est la somme que demande le rapport pour la phase 1 de configuration
( minimum deux ans ).
La dite configuration ne comprend ni l'ouverture
d'un local ni l'ouverture du Centre au public mais débouchera
sur l'ouverture d'un site Internet !
Les acquisitions d'archives n'y sont pas une priorité
( 10.000 euros de budget ) contrairement à
un Colloque national ( 20.000 euros ) dédié
à la constitution d'un thésaurus ( qui existe
déjà ) et dont on imagine à quel
point le sujet risque d'être attractif pour un public déjà
peu sensible à la question des archives ( source Rapport AP
CADHP ).
Alors on prend les mêmes et on recommence ?
10 3 2006 > Archives
Homosexuelles : protestations contre la lenteur du projet [ tetu.com
]
ArchiQ, groupe d'action
et de réflexion sur les archives LGBT ( ex- Archilesb!
et Vigitrans ), proteste contre la lenteur du
projet du Centre des mémoires LGBT Paris / Île-de-France
[ Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris ( CADHP ) ].
Dans un communiqué, ArchiQ attire l'attention
sur le laxisme et la négligence dont la Mairie de Paris a fait preuve
dans ce dossier et demande le remboursement de la subvention de 100.000
euros accordée à l'Association de Préfiguration du
Centre [ d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
( AP CADHP ) ], ainsi que la démission de
ses responsables.
- Depuis 2002, estime ArchiQ, nous n'avons cessé d'alerter la Mairie
de Paris sur l'état de non avancement du projet. Rien n'a changé.
Stéphane Martinet, président de l'Association
de Préfiguration, répond à Têtu que
le statu quo ne provient pas de lui : le Centre est toujours
en attente de la validation des Archives de France ( ministère de la
Culture ), étape nécessaire à la validation d'une subvention,
après avoir reçu la validation scientifique du projet par le Centre
départemental des Archives de Paris.
- J'écris une lettre de relance, sans vouloir être trop méchant
avec eux, avoue-t-il. Je découvre que dans le monde des archives,
tout est toujours lent. C'est un autre temps.
Sans date d'ouverture prévue, le Centre
nécessiterait une subvention annuelle de près de 400.000 euros,
et n'ouvrirait dans un premier temps, celui de la configuration, que
sa partie documentation.
Les archives proprement dites pourraient être accessibles deux
ans plus tard.
10 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de Paris : ArchiQ demande la démission
des responsables [ e-llico.com ]
Centre inexistant, argent public gaspillé
: ArchiQ ( groupe d'action et de réflexion sur les archives
LGBT ) demande le remboursement de la subvention accordée
à l'AP-CADHP, l’Association de Préfiguration du Centre
d’Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles
de Paris et la démission de ses responsables.
Opposant historique au projet de Centre d’Archives [ et
de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] soutenu par la
Mairie de Paris, ArchiQ parle de laxisme et de négligence
dans la façon dont la Mairie de Paris a géré l’affaire.
Il faut dire que ce dossier semble véritablement
empoisonné.
Valse et renvoi des personnes chargées de faire avancer les actions de
préfiguration, retards répétés dans les
étapes de validation du projet, polémique sur son orientation
scientifique, communication minimum et peu compréhensible sur
ses évolutions : tout a concouru à donner
un sentiment de ratage d’un des projets emblématiques de la prise
en compte de la question LGBT par l’équipe municipale élue
en 2001.
Le Centre est actuellement dans l’attente de la validation des
Archives de France qui dépendent du ministère de la Culture. 2003
était la date prévue d'ouverture du Centre à l'issue
d'une phase dite de préfiguration alors qu’on parle désormais
d’une ouverture en 2008.
La gestation du Centre d’Archives
[ et de Documentation Homosexuelles de Paris de l'AP CADHP ] ne
parvient pas à sortir de la polémique qui rebondit régulièrement
comme cette dernière attaque en témoigne.
La mise en cause, d’abord communautaire, prend une tournure politique
quand ArchiQ souligne l’appartenance partisane d’un des
piliers du projet au PS et fait mine de s’interroger sur la sincérité
de la promesse de Bertrand Delanoë quant à la création de
ce fameux Centre.
9 3 2006 > Centre
d'Archives Homosexuelles de la Ville de Paris : que fait la Mairie de Paris
? [ ArchiQ ]
Un Centre inexistant, l'argent public gaspillé : ArchiQ
demande le remboursement de la subvention de 100.000 euros accordée à
l'AP-CADHP ( Association de Préfiguration du Centre
d'Archives [ et de Documentation ] Homosexuelles de Paris ) et
la démission de ses responsables.
ArchiQ, groupe d'action et de réflexion sur les archives LGBTQ
( ex Archilesb! et VigiTrans ) demande
à Bertrand Delanoë, Maire de Paris de prendre ses responsabilités
concernant le projet de Centre d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris,
pour lequel l'association AP-CADHP, présidée par Stéphane
Martinet ( PS adjoint au Maire du 11ème arrondissement de Paris
) a reçu de la Mairie de Paris une subvention de
100.000 euros en 2002.
ArchiQ attire l'attention sur le laxisme et la négligence dont
la Mairie de Paris a fait preuve dans ce dossier :
- 2003 était la date prévue d'ouverture du centre à l'issue
d'une phase dite de « préfiguration » dont l'association
AP-CADHP avait la charge.
Après une préfiguration qui n'a
rien donné et a duré deux ans de plus que prévu, l'AP-CADHP
demande aujourd'hui une période de « configuration »
deux fois plus longue et huit fois plus coûteuse pour une ouverture en
2008 :
- Des projections budgétaires de l'ordre de 800.000
euros sont prévues pour le premier volet de cette configuration.
Depuis 2002, date du lancement de la pétition d'Archilesb !
et de Vigitrans pour que le Centre d'archives devienne inclusif et
paritaire et qu'il se dote d'un projet scientifique digne de ce nom, ArchiQ
n'a cessé d'alerter la Mairie de Paris sur l'état de non avancement
du projet.
Rien n'a changé. Les objectifs de la convention
signée entre la Mairie de Paris et l'AP-CADHP n'ont pas été
respectés.
Seuls résultats tangibles :
- un local jamais ouvert au public et qui n'a jamais reçu
la moindre archive,
- une absence totale de concertation avec la communauté
LGBTQ ( Lesbienne Gaie Bi Trans Queer ).
L'AP-CADHP a largement fait la preuve de son incompétence mais
la Mairie de Paris a prouvé son peu d'intérêt pour un projet
pédagogique, culturel et citoyen qui fait cruellement défaut et
qui contribuera efficacement à la lutte informée contre les discriminations
sexuelles, ethniques et de genre.
L'engagement de Bertrand Delanoë en pleine campagne
électorale de 2001 en faveur de la création d'un Centre de Documentation
et d'Archives [ Homosexuelles ] n'était-il
donc qu'une promesse électorale ?
=> Contact
Presse :
Pour toute information complémentaire
et envoi des documents ( pièces comptables et financières ;
chronologie de l'état de non avancement du CADHP 2001-2006 ) :
- Marco Dell Omodarme < domarco[AT]free.fr > 06 70 83
77 01
- Marie-Hélène Bourcier < mhbourcier[AT]free.fr >
06 24 18 34 25
24 2 2006 > Têtu
perd en appel dans son procès contre Marie-Hélène Bourcier
[ Archilesb ! ]
Le 24 février 2006, La Cour d'Appel de Paris a
de nouveau rejeté les prétentions du magazine Têtu
et de ses rédacteurs en chef et Directeur de publication, Mr Doustaly,
Mme Silberfeld et Mr Segot à l’encontre de la sociologue Marie-Hélène
Bourcier, suite à un article paru dans le magazine suisse 360°
ayant pour titre Paris brûle t-il ? [ consacré
aux problèmes du projet de Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris ] ( AP CADHP ) ].
Il était reproché à Marie-Hélène
Bourcier d'avoir affirmé que Mme Silberfeld, journaliste du magazine
Têtu était la lesbienne alibi de Têtu
et qu'il suffit de voir comment le tout Paris rigole de raconter comme
[ la journaliste ] n'a pas accès aux conférences
de rédaction qui sont men only.
Têtu s'était désisté de sa plainte
en diffamation contre le magazine 360° dès juillet 2003
mais l’avait maintenue à l’encontre de la seule personne
de Marie-Hélène Bourcier.
Les plaignants avaient été déboutés une première
fois de leur demande de voir condamner Marie-Hélène Bourcier pour
diffamation par un jugement du Tribunal de Grande Instance du 15 septembre 2004.
Le Tribunal avait notamment estimé que Marie-Hélène
Bourcier avait pu démontrer que la citation concernant la présence
de Mme Silberfeld en conférence de rédaction avait été
prononcée - lors des témoignages recueillis collectivement
auprès des différentes personnes présentes - non
par elle-même, mais par Mme Myriam Marzouk, salariée du magazine
Têtu et membre d’Archilesb ! au moment des faits.
Le Tribunal avait également jugé que Marie-Hélène
Bourcier, par ses propos sur l'exclusion des femmes des conférences de
rédaction, cherchait de bonne foi à dénoncer l'hégémonie
de la presse gay au détriment des lesbiennes et non à porter
atteinte à l'honneur du magazine Têtu, ni à ses
rédacteurs en chef.
=> Têtu
: encore perdu !
Le magazine Têtu avait néanmoins
interjeté appel par la voix de son nouvel avocat, Me Emmanuel Pierrat.
La Cour d’Appel de Paris vient de juger cet appel irrecevable et a confirmé
le jugement en première instance.
Marie-Hélène Bourcier tient à remercier son avocat, Me
Yann Pedler, ainsi que toutes celles et ceux qui lui ont manifesté leur
soutien à titre personnel, associatif et politique tout au long des trois
années de procédure.
Février 2006 > Delanoë
attaqué sur ses subventions [ Nous ( ex IB News
) ]
Françoise de Panafieu, principale rivale de Bertrand Delanoë pour
les élections parisiennes de 2008, critique les subventions municipales
aux associations gays.
La Ville de Paris est-elle trop généreuse
avec les homos ? Qui touche et combien ? Nous a enquêté
…
=> De Panafieu
polémique
Il y a un an, l'UMP parisienne aurait sucré de son Paris perdu de
Bertrand Delanoë les passages critiquant le clientélisme
et le communautarisme supposés du maire socialiste.
Françoise de Panafieu, la roller-skateuse aux cheveux blancs
( dixit [ La
nuit des petits couteaux de Jean-Luc ] Romero ), revigorée par
les sondages qui la donnent la mieux placée à droite pour battre
le PS en 2008, n'a pas les mêmes scrupules dans Mon
Paris gagnant.
Citant des chiffres inexacts, la députée
y affirme que les associations luttant contre la discrimination des homosexuels
sont particulièrement gâtées et que la générosité
du maire est à la mesure de la reconnaissance qu'il attend.
Annick Lepetit, porte-parole du PS, rétorque que Bertrand Delanoë
est un élu responsable, soucieux de défendre les libertés,
la tolérance et le respect de l'autre, tandis
qu'Anne Hidalgo, sa première adjointe, rappelle que toute subvention
donne lieu à un vote au Conseil de Paris [ communiqué
du 11 1 2006 ].
Ce que l'UMP sait fort bien pour s'y être régulièrement
opposée et avoir critiqué l'influence d'un omniprésent
lobby gay …
=> Paranoïa
sur l'homosexualité
Tout aussi trompeuse est la liesse de nombreux gays qui acclament le nouveau
maire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, le 18 mars 2001.
Laurent Jagueneau, porte-parole de 3HVP ( la
toute nouvelle association des employés municipaux gays [ Homosexuelles
et des Homosexuels de l'Hôtel de Ville de Paris et leurs amis ]
), vit de l'intérieur la vague rose :
- C'est pire, affirme t-il à notre confrère Illico.
Beaucoup de gens ont cru que les gays allaient être protégés,
alors ils se sont lâchés ; il y a eu une sorte de déchaînement
homophobe dans certains services, encore soumis à la main-mise RPR.
Assiégé, le nouveau maire se contente de
demander de faire remonter informations et témoignages à Philippe
Lasnier, son conseiller-médiateur avec la communauté,
ainsi qu'à Christophe Girard, adjoint à la Culture, tous deux
homosexuels.
Dans une ambiance de paranoïa, le premier n'hésite pas à
rappeler aux journalistes que les conversations téléphoniques
sont enregistrées et que la mairie peut compter sur un performant service
juridique, tandis que le second promet à ses contradicteurs, comme
Delfeil de Ton, auteur d'un éditorial irrévérencieux dans
Le Nouvel Observateur, qu'ils auraient affaire à la police communautaire
Act-Up Paris et SOS Homophobie, affirme François Devoucoux du Buysson,
responsable du site communautarisme.net
et auteur d'un récent Pariscide
: les gâchis de l'ère Delanoë.
=> Un million
pour les gays en 5 ans
Cinq ans après, le point d'achoppement est toujours le même : Toutes
les associations [ gays ] méritent-elles vraiment d'être
encouragées et financièrement soutenues ?, se demande de
Panafieu. Vaste question ! Depuis l'alternance, environ
1 million d'euros leur ont été dévolues. C'est mieux
que zéro, mais pas beaucoup plus : 0,2 % du budget consacré au
monde associatif parisien.
Devant ces critiques, la Ville, généralement
affable sur son soutien aux homos, se croit aujourd'hui obligée de préciser
que seules 17 structures avaient reçu en 2005 un montant de 247.000 euros.
Des sommes en concordance avec les étiages listés par le site
satirique Notre Dame de Paris ( notre.dame.de.paris.free.fr
) : 45.740 euros pour le 2e semestre de 2001, 273.000 en 2002, 228.950 en 2003,
une chute à 142.000 en 2004 et 15.000 depuis le début 2006.
Cependant, à y regarder de plus près, deux
associations, le Centre d'Archives et de Documentation [ Homosexuelles
de Paris ] ( CADHP
) et le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ]
( CGL ) accaparent à elles seules près
de la moitié des subsides gays et illustrent la dérive que connaissent
les structures municipalisées ( lire encadré ).
- Cette bérézina a obligé la municipalité à
reprendre les choses en main … quitte à renouer avec des pratiques
autrefois vilipendées, comme attribuer des
fonds à des organismes présidés par des adjoints au maire,
dénonce François Devoucoux du Buysson. Et de regretter que
la droite qui avait déjà stupidement voté cette première
subvention [ au CADH, ndlr ] s'est ainsi privée de
la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en
pointant le décalage entre son discours sur l'éthique publique
et ses pratiques de réseau.
=> Les chouchous
… et les autres
Et, en effet, les soupçons de copinage n'épargnent
pas son adjoint Christophe Girard depuis le financement de structures dont il
fut président ( 84.000 euros pour le Festival du Film Gai & Lesbien
[ Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris ( FFGLP ) ] )
ou membre ( 13.550 euros pour SOS Homophobie, 28.700 pour ProChoix
et 32.000 euros avec le ministère de la Santé pour Act-Up
Paris qui montrera, en perturbant une Conférence sur la santé
gay à l'Hôtel de Ville en novembre 2005, qu'elle n'a décidément
pas la reconnaissance du ventre … ).
Inversement, pour ceux qui ne font pas partie du sérail, obtenir
ne serait-ce qu'un rendez-vous avec le conseiller-médiateur
relève du parcours du combattant.
En juillet 2001, Cineffable, organisatrice de
13 éditions du festival Quand les lesbiennes se font du cinéma,
lequel accueille entre 7.000 et 9.000 spectatrices, doit patienter plusieurs
mois avant d'être reçue, non par Philippe Lasnier, mais 5 minutes
par la Directrice du service cinéma de la mairie.
L'association, qui ne demandait pas grand-chose, si ce n'est le prêt d'une
salle, se voit conseiller de remplir un dossier de subvention qui permettrait
de louer un lieu plus cher.
=> Saupoudrage
financier
La subvention est finalement refusée à la fois par manque
de budget et parce que l'événement est non-mixte.
- On se demande si [ cet ] argument
avancé par Philippe Lasnier, relève de la mauvaise foi pure et
simple, de la misogynie où d'une lesbophobie qui n'ose pas dire son nom,
lâche alors l'historienne féministe Marie-Jo Bonnet.
- Il suffit de comparer les subventions allouées
au mouvement gay [ masculin, ndlr ] pour
comprendre que la disparité est enracinée jusque dans le domaine
économique.
Ce n'est que la mobilisation du gratin goudou, alors très
remonté contre le « sexisme » du projet-phare de
CADHP, qui fait fléchir la mairie, laquelle fait voter deux
fois 15.000 euros à Cineffable, plus 10.000 pour Archilesb!
[ en réalité pour l'association Archives, Recherches et Cultures
Lesbiennes ( ARCL
) ].
La Fédération Sportive Gaie et Lesbienne ( FSGL ) connaît
pareille mésaventure, malgré ses entrées à la mairie
( Philippe Lasnier fut président du club gay Paris Aquatique
).
Car il ne s'agit plus de saupoudrer 4.000 euros mais de
contribuer à un projet de 11 millions ...
- Réalisme et grande prudence par rapport au budget total
impliqué deviennent de rigueur, d'autant qu'aucun événement
gay ne manie un tel budget …
Du coup, l'aide municipale se limite à une lettre de bonnes
intentions du Mr. Gay puis, très tardivement, du maire. Mais
pas d'argent public, à cause de la frilosité et la réticence
des sponsors privés vis-à-vis de la cible gay !
=> Les bobos
virent à droite
Cet argument, combiné à la baisse de popularité de Bertrand
Delanoë chez les bourgeois bohèmes qui l'ont élu ( moins
18 points depuis 2003 ) tendrait à confirmer la constatation que fait
Devoucoux du Buysson ( et vraisemblablement aussi de Panafieu ) :
- Un homosexuel bourgeois ressemble de plus en plus à un bourgeois
homosexuel en vieillissant et il est probable que les électeurs parisiens
qui s'identifient au mouvement gay se montreront plus sensibles aux arguments
politiques leur permettant de valoriser leur patrimoine immobilier et d'alléger
leur fiscalité qu'à des controverses relatives à des droits
qu'ils ne sont qu'une minorité à réclamer, comme le mariage
ou l'adoption.
Dit simplement : à voter à droite.
Par ailleurs, en finançant la vieille garde associative
plutôt que des événements fun, Bertrand Delanoë
prend le risque de s'aliéner la part la plus jeune de l'électorat
gay, qui le crédite encore de 78 % de confiance pour faire avancer
l'égalité des droits. Mais qu'en sera-t-il en 2008 ?
La dérive
des centres municipalisés
Annoncé pour 2003, le Centre d'Archives et
de Documentation [ Homosexuelles de Paris ] (
CADHP
) est repoussé à 2007 tandis
que le Centre Gai & Lesbien [ de Paris ] (
CGL
) cumulera le même retard lorsqu'il
aménagera dans ses nouveaux locaux en juin [ projet de Grand
Centre LGBT de Paris île de France ].
Le fait que le CADHP
ait dilapidé 100.000 euros en salaires, loyers et charges externes
fait bondir Michel
Chomarat, initiateur avec la mairie PS de Lyon d'un projet similaire [ à
la Bibliothèque
Municipale de Lyon ], qui a abouti plus rapidement et pour moins cher :
- On croit rêver face à l'incurie récurrente
et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Comment en est-on
arrivé à ce point d'amateurisme et de copinage ?
Pour Marie-Hélène
Bourcier, d'Archilesb!, il s'agit ni plus ni moins que de réaliser
une promesse électorale à n'importe quel prix, soit 820.000
euros d'ici 2007, puis 334.300 par an.
Du coup, pour partager les risques, on
sollicite le ministère de la Culture tout en conservant une solution
de repli : associer
le CADHP au CGL.
Le problème est que cet autre canard boiteux, qui doit 47.000
euros à un salarié, est en quasi-faillite malgré des
perfusions
municipales de 330.490 euros depuis 2001 …
novembre
2004 : magazine
360° > par Arnaud Gallay
http://www.360.ch/presse/2004/11/la_discrete_richesse_des_archives_suisses.php
|
.
La discrète richesse des Archives Suisses
.
L’archivage
des documents relatifs aux homosexualités s’impose comme un
enjeu primordial pour un mouvement pluriel, parvenu à un tournant
de son histoire. Peu connues du public, les démarches volontaristes
et patientes de la Schwulenarchiv suisse et de Michel
Chomarat à Lyon font figure d’initiatives exemplaires.
.
Ces clichés
de folles soirées, ces éphémères statuts associatifs,
ces carnets de notes manuscrites, ces magazines, ces tracts… tous
ces documents témoignent de grandes luttes pour la singularité,
pour la reconnaissance et pour l’égalité. De ces tonnes
de papier, kilomètres de bande magnétique et de négatifs,
rien n’est futile pour les nouveaux historiens qui s’intéressent
à l’histoire des communautés sociales. A ce titre,
les gais et les lesbiennes, comme les communautés émigrées,
ouvrières ou religieuses, sont depuis quelques années le
sujet d’une nouvelle manière d’écrire l’histoire
et d’éclairer ainsi notre propre époque.
.
En Suisse,
une Schwulenarchiv ( «archive gaie»
http://www.schwulenarchiv.ch/
) est hébergée au sein des Archives sociales suisses,
une fondation publique installée à Zurich. Pour Franco
Battel, président de la Schwulenarchiv, ce choix
donne à la collection tout son sens
[...]
Encourager
la recherche
Disposant d’un
budget symbolique, la Schwulenarchiv ne collecte que les
documents transmis volontairement par des particuliers et des groupes,
d’où son caractère plutôt masculin et alémanique
jusqu’à présent. «Il n’a
jamais été notre but de concentrer les fonds d’archives
de tout le pays, précise Franco Battel. Nous n’avons
donc nulle intention de forcer les gens à nous céder leurs
documents! En revanche, nous sommes ouverts à toutes les propositions
et intervenons lorsque l’on nous signale des difficultés à
préserver des documents».
Désormais,
le principal défi du comité Schwulenarchiv
est la mise sur pied d’une fondation destinée à encourager
et soutenir la recherche sur la mémoire gaie et lesbienne, dans
le but de «faire vivre» ces archives.
.
Dans
ce domaine, la Ville de Lyon a acquis une petite longueur d’avance
en soutenant la tenue annuelle d’assises des publications et expositions
sur la mémoire gaie et lesbienne.
Cette
initiative, on la doit principalement à Michel Chomarat,
un passionné qui, depuis des années, a accumulé «avec
sa bite et son couteau» d’innombrables livres, journaux, films
ou tracts. Pour
lui, un tel projet de mémoire ne peut être porté que
dans le cadre d’une institution publique, «sinon il resterait
trop lié à des questions de personnes ou d’associations.
Surtout, je suis un républicain convaincu, ajoute-t-il. A ce titre,
je pense que c’est à la République et ses institutions
de faire le travail.»
Depuis 1992, une convention
signée avec la Ville de Lyon lui permet d’intégrer
ces documents à la bibliothèque municipale
sous la forme d’un fonds portant son nom. La coopération étroite
avec les pouvoirs publics ne veut pas dire que le fonds est arrosé
de subventions. Il n’y a d’ailleurs pas d’argent public
pour acquérir de nouvelles pièces ou cataloguer la collection.
.
Fiasco
parisien
La modestie des moyens
mis en œuvre dans les projets alémanique et lyonnais contraste
avec le budget généreux octroyé
au Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris
(CADHP). Or, deux ans après avoir reçu 100
000 euros de la Mairie [de Paris], les locaux du CADHP
restent désespérément vides; c’est à
se demander si le centre ouvrira jamais ses portes.
Alors
que circulent des accusations d'amateurisme et de gestion opaque des subventions
municipales, l'écrivain Alain
[ Jean ] Le
Bitoux, aux commandes du projet depuis ses débuts, vient d'être
licencié.
.
En
mars 2003, 360° s’était fait l’écho
d’âpres disputes entre le CADHP et un collectif
lesbien, transgenre et queer réuni pour l’occasion autour
de la sociologue Marie-Hélène Bourcier (voir encadré).
- Pour elle, le projet de centre ne visait rien de moins qu’établir
un monopole masculin sur l’histoire homosexuelle.
- Elle dénonçait en outre une conception réductrice
du travail d’archivage, proposant plutôt de «penser
à une archive vive qui illustre les modes de vie. Pourquoi ne
pas stocker les godes ?» (Têtu, octobre 2004).
Michel
Chomarat ne partage pas cet avis: «Et
des cockrings aussi ? Ce n’est pas sérieux, une archive n’est
pas un musée.»
- Pour lui, le fiasco du CADHP souligne le caractère
improbable d’une institution indépendante consacrée
à la mémoire homo.
- En attendant, Michel Chomarat s’inquiète de voir
les jeunes gais et lesbiennes adopter une attitude de consommateurs et
se désintéresser de l’histoire du mouvement.
Tout à l’inverse, le projet de ce vétéran de
la cause homosexuelle s’inscrit dans la conviction que les gais et
lesbiennes «sont toujours une minorité en sursis, car l’histoire
n’est pas linéaire.»
[...]
|
16
9 2004 : Communiqué de la sociologue Marie-Hélène
Bourcier et de Maître Yann Pedler |
.
Le
magazine Têtu débouté dans son action
en diffamation
contre la sociologue Marie-Hélène Bourcier
.
Paris, le 16 septembre 2004
Par
un jugement de la 17ème Chambre (Presse Civile) du Tribunal
de Grande Instance de Paris, prononcé le 15 septembre 2004,
- le magazine Têtu,
- la société CPPD,
- Mlle Judith Silberfeld (journaliste),
- Mr Thomas Doustaly (rédacteur en chef)
- ainsi que Mr Olivier Segot (directeur dela publication)
défendus par Maître Francis Terquem
ont été déboutés de leur action en diffamation
à l’encontre de Mlle Marie-Hélène Bourcier,
sociologue, professeur à l’université de Lille
III et dont la défense était assurée par Maître
Yann Pedler.
Ils
ont été condamnés à payer à cette dernière
la somme de 1.500 euros
au titre de l’article 700 du NCPC.
.
Il
était reproché à Mlle Marie-Hélène
Bourcier d’avoir porté atteinte à l’honneur
de Mlle Judith Silberfeld en ayant dit
- que celle-ci était « la lesbienne alibi de Têtu
»
- et qu’elle « n’avait pas accès aux conférences
de rédaction »
(dans le N° 28 de Mars-avril 2003 du magazine
360° : "Paris brûle-t-il ?"
> dossier sur les problèmes du projet de Centre d'Archives
et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP)
subventionné de 100 000 euros par la Mairie de Paris).
Mlle
Marie-Hélène
Bourcier
est satisfaite que sa bonne foi ait été reconnue par le
Tribunal dans le cadre du débat soulevé par
elle quant à l’invisibilisation des lesbiennes et de leur
culture
- dans la presse
- et plus particulièrement dans le Magazine Têtu
qui affirme être le magazine des gais et des lesbiennes.
.
Contact
presse pour tout information complémentaire :
Marie-Hélène Bourcier : 0619756025 mhbourcier@free.fr
.
|
16
9 2004 : Communiqué de la sociologue Marie-Hélène
Bourcier et de Maître Yann Pedler |
.
L'intégralité
du communiqué est publié sur les sites :
- archiveshomo.info
http://www.archiveshomo.info/polemique_cadhp/40916bourcier_proces.htm
- categorynet.com
http://www.categorynet.com/fr/cp/details.php?id=54220
- france.qrd.org
http://www.france.qrd.org/actualites/article.php3?id_article=1228
- gayvox.com
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=5&lesbienne=44&rencontre=1158
- tassedethe.com
http://www.tassedethe.com/cadres/souscadre/journal/edito.htm
.
|
25
5 2004 : gayvox.com > par Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/gay/index.php?gays=5&lesbienne=44&rencontre=1259 |
.
Le
23 juin prochain aura lieu à Paris : le procès
opposant Marie-Hélène Bourcier au magazine Têtu
Nous
avons essayé de comprendre :
- Marie-Hélène BOURCIER s'engage dans le débat.
Gayvox.com
ouvre ses colonnes librement, franchement et sans cache sexe.
- N'hésitez pas à réagir. Nous continuons de vous
donner la parole en direct. La zone commentaires est là pour ça.
.
interview
de Marie-Hélène Bourcier
.
Pourquoi
tu réponds aux questions des journalistes ? Tu pourrais te contenter
d’exercer ton boulot de professeur de sociologie, non ?
Attention, je ne dis pas que tu pourrais te contenter de faire la vaisselle
!
[ rires ]
- D’abord
je suis gouine activiste sociologue. Prof -
je ne parle pas administrativement puisque je suis maître
de conf à la Faculté de Lille -
je le serai à part entière lorsque nous aurons des enseignements
LGBT Queer dans les universités françaises
ou pour le dire à l’envers lorsque les structures d’enseignement
et de savoir ne seront plus hétéro centrées et post-coloniales.
- Je réponds d’autant plus aux journalistes qu’ils favorisent
les voix expertes straight et que les journalistes gais ignorent quasiment
les lesbiennes.
- Enfin les politiques sexuelles ne peuvent se faire sans une présence
dans l’espace public. C’est même un droit.
.
Pourquoi
les journalistes te sollicitent, toi, Marie-Hélène
Bourcier, quand il s’agit de comprendre
ce qui se passe dans un dossier tel que celui du Centre
d’Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris
?
- Quels
journalistes ? ! Lors des actions d’Archilesb
! de Vigitrans et de Loppataq en 2003
pour que le Cadhp (Centre d'Archives et de Documentation
Homosexuelles de Paris) revoie sa copie, c’est la presse
italienne (La Reppublica) et straight française qui
sont venues nous voir. Pas la presse gaie bien entendu. Je dis
nous car j’ai été aussi sollicitée en tant que
membre d’Archilesb !
- A titre plus personnel, c’est mon job (non ?) de réfléchir,
de mettre les choses en perspective et de militer intellectuellement et
politiquement en faveur d’un éclairage queer en plein boum
homo normatif assimilationniste : mariage gentillet en costume sombre…
Centre d’Archive poussiéreux et déjà
si oublieux des minorités de genre et ethniques.
- Et puis Archilesb !, Vigitrans et LoppataQ
refondus depuis peu en un groupe qui s’appelle ArchiQ
avaient bien bossé. Sûrement plus que le CADHP
en … combien d’années de préfiguration déjà
?
- Nous avons réalisé un rapport sur
la question des archives « La Fièvre des Archives
» plutôt balèze qui allie réflexions et propositions
d’actions.
Au-delà des données factuelles (réactions et méthodes
de certains acteurs de la Mairie de Paris…, crispation du
CADHP), il s’agissait d’informer et de faire prendre
conscience aux lecteurs des enjeux politiques et culturels d’un tel
projet.
C’est leur projet, leur vie, leurs identités que l’on
se propose de « conserver »… Et ils n’ont
pas besoin d’être morts pour attendre qu’on le fasse sur
eux… Il faut le faire avec eux. La mémoire se construit avec
les vivants.
- Vu la tournure qu’avaient pris les choses
depuis octobre, mois de lancement des pétitions Archilesb
! et Vigitrans, et la montée en puissance
d’une certaine hégémonie gaie, je voulais également
donner des éléments d’analyse pour comprendre la manière
dont les lesbiennes et plus généralement les autres minorités
sexuelles, de genre et ethniques sont invisibilisées et sous-représentées
pour ne pas dire exclues dans les politiques, les institutions, les projets
et les médias.
.
Tu
as un différent avec le magazine
TETU à la suite d'une interview
parue dans le magazine suisse 360°
?
- J’ai
été assignée en diffamation par Têtu
le 30 mai dernier à la suite d’un dossier spécial
Paris [sur les problèmes du projet
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris]
paru dans le magazine 360°. Le dossier comportait un
article de fond que je n’ai pas validé et où l’on
m’impute des propos que je n’ai pas tenus témoignages
à l’appui et mon interview.
- En ce qui concerne la mention de Têtu dans l’interview
accordée à 360° et qui me vaut un procès
en diffamation, je profite de l’occasion pour dire que mon but était
de mettre en évidence le fait que le magazine Têtu,
qui se présente comme un magazine destiné aux gays et aux
lesbiennes, est pensé et rédigé pour l’essentiel
par des gays pour des gays.
- Il suffit de lire les attestations des universitaires, des lesbiennes
militantes ou non qui en témoignent et de manière argumentée.
Dans ce magazine, la part des lesbiennes y est pour le moins congrue tant
sur le plan rédactionnel que dans la composition de l’équipe
rédactionnelle qui est loin d’être paritaire.
- Et que penser lorsque l’on s’entend
dire que se sont les journalistes garçons de Têtu
qui sont les mieux à même de couvrir le festival lesbien
de Cineffable, l’un des événements majeurs
de la culture lesbienne, alors qu’il est non mixte ! C’est
en ce sens qu’il faut interpréter le fait que j’ai pu
évoquer dans mon interview le fait que Judith Silberfeld,
rédactrice en chef adjointe n’assistait pas aux conférences
de rédaction. Je n’ai pas porté atteinte à ses
qualités de lesbienne ou de professionnelle du journalisme, telles
n’étaient ni ma volonté ni mon propos.
- En réalité, je ne faisais qu’utiliser,
dans une approche sociologique et donc en protégeant ma source,
une information qui m’avait été donnée sur le
terrain, ainsi qu’aux membres de Loppataq, du Pastt,
du Caritig ou de l’Académie Gay &
Lesbienne dans les réunions d’Archilesb!
et de Vigitrans par Myriam Marzouk, salariée
de Têtu à l’époque et membre d’Archilesb!.
Elle affirmait pour l’avoir vu que Judith Silberfeld ne participait
pas aux comités de rédaction de Têtu.
- Lors de l’interview collective de ces groupes et associations par
les journalistes de 360° en janvier 2003, Myriam
Marzouk a réitéré cette information avec vigueur.
A l’époque, nous n’avions aucune raison de mettre en
doute sa bonne foi.
- Les contestations de Têtu et de Judith Silberfeld
sur cette situation et l'attitude de Myriam Marzouk m’incitent
maintenant à douter de la totale véracité de cette
information.
- Depuis, Myriam Marzouk a lâché Archilesb!
dont elle faisait partie et a même témoigné contre
moi ! Bizarre, bizarre mais pas au sens queer du terme, non ? (rires).
On dirait qu’elle n’a guère de respect pour le travail
d'Archilesb!, pour celui de Vigitrans ou d'ArchiQ
!
- Il va de soi que je serais prête à m’excuser auprès
de Judith Silberfeld d’avoir été piégée
comme d’autres par les déclarations de Myriam Marzouk s’il
s’avérait que celles-ci étaient mensongères.
Il n’était nullement dans mon intention de porter atteinte
à l’honneur d’une lesbienne rédactrice en chef
mais bien plutôt de souligner une des raisons susceptibles d’expliquer
le manque de surface rédactionnelle dont disposent les lesbiennes
dans la presse dite gaie et lesbienne en France.
- Désolée pour toutes ces précisions mais elles sont
d’importance et je trouve que le procès que m’intente
Têtu en diffamation est excessif.
.
C'est
à dire ?
- Il
suffit de lire l’ensemble de l’interview qui est assez longue
pour comprendre qu’il s’agit d’une analyse de fond et non
d’attaque ad feminem…
- Bon nombre d’attestations dans le dossier témoignent de
ma bonne foi militante et intellectuelle.
- Par ailleurs, Têtu attaque
une personne et non une association et demande 3 000 euros plus une publication
judiciaire dans la presse qui peut aller jusqu’à 10 000 euros
s’ils gagnent. Pour eux, ce n’est rien et c’est la société
qui gère Têtu qui paye. Pour moi, sur
le plan financier, les choses sont évidemment difficiles.
- D’autant que je me retrouve seule en lice. Têtu
a décidé de ne plus poursuivre le magazine 360°.
.
Pourquoi
?
- 360°
s’est excusé en publiant dans son numéro d’été
une lettre rédigée par Têtu qui a l’avantage
de me mettre nommément en cause, ce qui n’était pas
le cas de la première lettre d’excuses rédigée
par leurs soins et qui m’avait été communiquée.
- C’est un peu fort de la part de 360° qui a une
grande part de responsabilité dans l’affaire puisque Nathalie
Brochard a quand même fait de grosses bêtises dans son
article de fond, ce que sait parfaitement Catherine Macherel la
rédactrice en chef …
- Il faudra que l’on m’explique comment
l’on peut poursuivre une personne sans le support dans lequel elle
s’est exprimée !
- Et je me demande pourquoi Têtu est si indulgent
avec son ancienne salariée, Myriam Marzouk, qui s’est
répandue avec force détail sur Judith Silberfeld,
en racontant comme celle-ci souffrait au quotidien de ses mauvaises relations
avec sa hiérarchie. Selon Myriam Marzouk, Judith Silberfeld
n’était pas maître de ses choix rédactionnels
et il y avait là une discrimination patente à l’endroit
d’une des rares lesbiennes de Têtu. C’est
quand même pas nous qui l’avons inventé. Elle allait
à Têtu tous les matins.
- Sur le fond, tout le monde sait bien que Têtu n’est
pas un magazine pour les lesbiennes.
- J’ajoute que Têtu n’a
eu de cesse de publier des articles tout à fait diffamatoires à
mon encontre. Il n’y a qu’à voir les papiers de
Thévenin.
- Têtu
a refusé par deux fois de publier mes droits de réponse
suite aux propos de Didier Eribon m’accusant de « simplette
» pour justifier le fait de m’avoir exclu au même titre
que Marie-Jo Bonnet et Geneviève Pastre du Dictionnaire
des Cultures Gaies et Lesbiennes …
- C’est de l’acharnement sur ma personne à la fin. Au
passage, je signale que je n’ai pas porté plainte…
.
Pourquoi
?
- Je
suis pour la liberté d’expression de la presse et dans la
presse. Et le débat d’idées ne doit pas être
faussé ou bridé par des questions d’argent.
- Un procès met en évidence des rapports
de force et de domination qui passent par l’argent.
- Dans cette affaire Têtu
profite d’un avantage économique incomparable.
.
Penses-tu
que les relations à l’intérieur de la "communauté"
LGBT sont plus passionnelles qu’en dehors ?
- Je
n’aborderais pas la question en termes de plus ou de moins, ni psychologiquement.
La réponse à la question est dans la dénomination
LA COMMUNAUTE. Le sentiment communautaire
est très peu développé en France contrairement
à ce que nous déverse la littérature anti-communautaire
de Minc à Scarron en passant par Miclo et
Grossmann.
- Mais surtout les infra-discriminations à l’intérieur
du pack dit LGBT sont patentes : il suffit de voir la politique
de l’Inter-lgbt, comment les pédés non
normatifs, les gouines, les lesbiennes de couleur, les transgenres au
sens très large du terme sont exclus.
- C’est cela qui donne l’impression d’un supplément
de « passion » . Et ça se voit d’autant plus que
seuls les gais assimilationnistes généralement bien dotés
- enfin socialement - trustent les positions de pouvoir de savoir, de
réflexion et d’action.
- Ajoutons la cerise sur le gâteau français : les gais se
prennent encore souvent pour des hommes et ont hérité de
cette culture masculine machiste de base typiquement française…
qui les poussent à écarter des femmes des circuits.
- Il suffit de regarder ce qui se passe actuellement
dans le débat pour l’égalité des droits, je
ne parle pas du Collectif pour l’égalité des
droits qui lui agit et réfléchit vraiment et transversalement.
Qui mène la danse dans la presse ? Qui s’arroge le rôle
de l’intellectuel ? Qui squatte les colonnes du Monde
?
.
A
quoi sert la presse gay et / ou lesbienne ?
- La presse minoritaire
et identitaire est essentielle. Pour le côté role-model.
Pour rendre compte de l’actualité intellectuelle, politique,
culturelle, gay, lesbienne, transgenre, je dirais non straight. Parce
que c’est un levier politique essentiel. Pas simplement pour dénoncer
ou défendre des droits mais pour modifier des politiques de genre,
de sexe, de race, de savoir, d’immigration opprimantes et hétéronormatives.
Pour développer la richesse diffractante des points de vue minoritaires.
Pour inventer des corps et des formes de filiation, de liens différents.
Enfin pour prôner à la fois des politiques des différences
et de la diversité plus justes et des manières différentes
de faire la politique.
- Une presse gaie et lesbienne n’existe que
si elle rend compte tout autant qu’elle crée des subcultures
alternatives. En France, on en est loin.
- Il est vraiment regrettable pour tous et toutes de devoir demander des
comptes à une presse ou des supports qui devraient être notre
presse mais qui passent le plus clair de leur temps à invisibiliser
des personnes et des points de vues.
.
En
somme, si tu perds ce procès que t'intente TETU, tu te
retrouves sur la paille et endettée d'environ 10 000 € ?
Comment vis-tu cette manière de contrainte par l’endroit
du portefeuille ?
- Ce que je vis mal
ainsi que les membres d’Archilesb !, de Vigitrans
et de LoppataQ, c’est le fait d’avoir été
trahie par un membre d’Archilesb ! qui a joué
un drôle de petit jeu. On n’a vraiment pas vu le coup venir.
- Ce qui me fait froid dans le dos, c’est qu’en
2004, on en soit encore à se battre pour que les lesbiennes - pour
ne prendre que cet exemple de minorité - ne soient pas invisibilisées.
Et ce n’est pas la technique de « la fenêtre lesbienne
», un concentré de « lesb » dans le magazine
tous les 36 du mois qui doit faire illusion…
- Je sais bien qu’avec ce procès on veut me faire taire et
me décourager de militer. C’est tout de même un comble
que de devoir se prendre la tête sur la manière dont j’aurais
été diffamante en essayant de faire mon boulot et de dénoncer
des injustices patentes.
- Ceci dit, j’encourage les lesbiennes et les
autres minoritaires à prendre la parole, à dénoncer
les discriminations dont ils font l’objet dans la pseudo communauté.
A faire valoir leur droit de s’exprimer, d’exiger que soit diffusés,
commentés, critiqués leurs productions intellectuelles,
théoriques, militantes et politiques. A revendiquer le fait d’être
représentées par elles-mêmes et à être
présentes dans l’espace public et donc dans les médias.
- Ca ne sert à rien d’avoir peur ou de jouer les collabos…
Un jour ça se retourne contre vous.
.
Enfin,
sur qui peux-tu compter pour t'aider ?
- La
Coordination Lesbienne de France m’apporte son soutien.
Ca me vraiment fait chaud au cœur et je crois à la solidarité
lesbienne.
- Un comité de soutien est en cours de constitution.
Si je perds, je ferai la quête… Vous êtes prévenus
!
.
Merci et bonne journée.
Têtu,
par la voix de Thomas Doustaly
[directeur et rédacteur en chef de Têtu],
nous a fait savoir qu’il ne communique pas sur cette affaire.
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juillet
2003 : Ex'ist magazine n° 5 > édito de Ludo |
.
Edito
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Alors que le mois
de juin a marqué comme chacun sait la mobilisation (plus ou moins
réussie), de la communauté gay autour de différentes
revendications,
on aurait pu imaginer que ce mois de juin serait
- aussi un mois de trêve
- et un mois de fraternité entre les différents membres
de notre communauté.
.
Or, loin de toutes
ces considérations, sans doute trop "communautaires"
pour le magazine Têtu, celui-ci a profité de
l'occasion pour assigner son confrère :
360° ("le Têtu
suisse"), qui dans un article paru dans
le n° [de] mars-avril 2003 sur le Centre
d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris
- avait laissé entendre que : " Judith Silberfeld (rédactrice
en chef adjointe de Têtu) est de notoriété
publique la lesbienne " alibi " de Têtu "
- ajoutant "qu'aucune femme n'a accès aux séances de
rédaction qui sont man only".
Petite
pique bien inoffensive qui a conduit Têtu à
assigner son confrère devant le TGI [Tribunal
de Grande Instance] de Paris
et à réclamer pas moins de 1 euro au titre des dommages
et intérêts !
- Chacun aura compris que chez Têtu, un euro, c'est
un euro !
- Peut être pourrait-on lancer une quête pour leur venir en
aide...
[...]
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20
6 2003 : gayvox.com > édito de Lionel Duroi
http://www.gayvox.com/edito/?id_rub=4&id_srub=42&id_dossier=37&idmenu=773 |
.
Zone Têtue
[...]
J’ai terminé
mon voyage sur des questions qui me taraudent :
- Pourquoi ce procès au magazine 360°,
- pourquoi cette attaque contre Marie-Hélène Bourcier,
- pourquoi ces nouvelles guerres de religion
qui m’enlèvent parfois le goût de lire de l’info
LGBTQ.
-
Pourquoi ces récupérations de toutes sortes, tels ces drapeaux
arc-en-ciel promis aux fenêtres du siège d’un
parti politique le jour de la Marche parisienne des Fiertés
LGBTQ (et bien d’autres) ?
- Pourquoi les réactions épidermiques au moindre faux pas
d’une partie ou d’une autre ?
- Pourquoi tant de vulgarité quand il s’agit de prendre la
défense d’un Dictionnaire qui n’est qu’un
dictionnaire de plus ?
- Pourquoi tant de haine étalée à la veille d’une
manifestation de rassemblement ?
- Pourquoi si peu de dialogue et de compréhension mutuelle ?
.
Je ne dois pas être
le seul à ne plus savoir qui a tort ou raison.
Je ne dois pas être le seul à être tenté parfois
de prendre la fuite pour mieux me retrouver avec ceux qui voient le monde
LGBTQ (et bien d’autres) autrement qu’en guerre.
Si
nous sommes nombreux, désolés de ce spectacle calamiteux,
tout aussi nombreux seront les spectateurs absents…
- Les citadelles
édifiées dans le désert ne servent à rien.
Si le temps au temps en a servi d’autres, il
risque de nous révéler un jour l’absurdité d’aujourd’hui.
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Médias :
Têtu
poursuit 360° pour diffamation
.
Dans le numéro
de 360° consacré à Paris, un article
mettait en cause la crédibilité du magazine Têtu.
Se sentant victime de diffamation, Têtu a déposé
plainte contre 360°.
En décidant
de consacrer son numéro de mars-avril 2003 sur Paris, le
magazine 360° ne se doutait certainement pas qu'ils
allaient être embarqués dans une telle histoire.
.
-
« Tampax ensanglantés, menaces, insultes…
- A Paris, des tensions règnent souvent dans la communauté
LGBT, mais jamais elles n'avaient atteint pareille intensité. »
Ainsi commence
l'article « Paris brûle-t-il ? » signé
Nathalie Brochard.
L'article
fait le récit de la polémique au sujet du futur Centre
d'Archives et de Documentation
[Homosexuelles de Paris (CADHP)]
de
culture et d'histoire LGBT.
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La Mairie de Paris accorde la subvention de 100 000 euros,
- certains se sentent floués alors même qu'ils travaillaient
depuis de longues années dans le sens de l'archivage
- et que le projet financé par la Ville semble faire la
part belle aux gays, oubliant les lesbiennes, les bis, les transsexuels.
.
Marie-Hélène
Bourcier, sociologue lesbienne largement citée dans cet article,
s'en prend au magazine Têtu,
- l'accusant d'être aux ordres de la Mairie
de Paris « Têtu, la voix de son maître
», et faisant même un parallèle avec la Pravda
de l'ancien régime communiste.
- Dans ce même article, Marie-Hélène Bourcier
remet en cause la légitimité journalistique de la rédactrice
en chef adjointe, Judith Silberfeld, la traitant entre autre de
« lesbienne alibi ».
La semaine dernière,
l'éditeur de Têtu, deux de ses journalistes
et son directeur de publication ont porté plainte contre le magazine
360° ainsi que contre Marie-Hélène
Bourcier.
.
-
« Le but de notre article était de faire comprendre en toute
bonne foi les enjeux des affrontements actuels sur l'avenir du Centre
d'Archives dans un Paris qui se déchire»,
explique Cathy
Macherel, rédactrice en chef de 360°,
- « Cela nous attriste de constater qu'au sein de la communauté
LGBT et de ses supports d'expression, le débat critique et la confrontation
d'idées semblent de moins en moins tolérés.
- En consacrant un dossier sur Paris, 360° n'avait nullement l'intention
d'entrer dans la danse des affaires politiciennes de la capitale, ni
même de venir grignoter sur les terres du grand journal Têtu
».
- « Le problème,
c'est que le dossier de 360° était très
orienté, avec les gentils queer d'un côté et
les méchants têtus de l'autre »,
répond Judith Silberfeld, rédactrice en chef adjointe
de Têtu.
- « 360° ne s'est pas contenté de relater
les faits, il a pris parti. À partir de là, il est impliqué.
Un journal est soumis aux règles de la presse et la diffamation
est punie. ».
Une fois de plus il
semblerait qu'il y ait des perturbations sur la ligne
- puisque du côté de 360°
on affirme avoir à plusieurs reprises tenté de joindre la
rédaction de Têtu pour avoir leur opinion sur
cette affaire, sans succès.
- Judith Silberfeld s'étonne de ce fait et déclare
être pourtant une personne « extrêmement facile à
joindre ».
.
Suite à la
plainte, Cathy Macherel ne comprend pas qu'on en soit arrivé
à entamer une procédure judiciaire alors qu'il était
simple d'ouvrir le dialogue et de demander un droit de réponse.
« Il y a atteinte
à l'honneur, nous demandons réparation. Et l'honneur n'ayant
pas de prix, nous demandons un euro symbolique », explique Judith
personnellement mise en cause par l'article de 360°.
[ La
plainte déposée demande :
- 1 euro de dommages et intérêts
- une condamnation à verser à chacun des défendeurs
(soit 4 personnes) la somme de 1 000 euros, soit 4 000 euros.
- une réparation complémentaire, soit la publication dans
un magazine
au choix des demandeurs pouvant aller jusqu'à 10 000 euros.
- le remboursement des frais d'avocat ]
.
«
Le sujet est chaud, mais il ne s'agissait nullement de porter atteinte
à qui que ce soit. » affirme Cathy.
- « Il est regrettable que certains acteurs concernés par
cette affaire n'aient pas daigné répondre quand nous avons
cherché à leur donner la parole ».
- 360° reste serein quant à l'issue
de cette affaire.
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Têtu
attaque le magazine gay 360° et Marie-Hélène
Bourcier
.
L'éditeur
de Têtu, deux de ses journalistes et son Directeur
de publication ont porté plainte contre
- le magazine gay suisse 360°
- ainsi que contre la sociologue lesbienne Marie-Hélène
Bourcier,
suite à un article publié dans le numéro de mars-avril
2003.
Cet
article très polémique, intitulé "
Paris brûle-t-il ? "
revenait sur la stérile polémique concernant le futur
Centre d'Archives
[et de Documentation] Homosexuelles
de Paris.
.
Il mettait en cause
le travail et la légitimité journalistique d'une des journalistes
du magazine, ainsi que l'indépendance de Têtu,
- n'hésitant pas à affirmer que le
magazine serait aux ordres de la Mairie de Paris,
- et faisant même un parallèle avec la Pravda
d'avant la chute du bloc de l'Est !
Dans
ce même dossier, Marie-Hélène Bourcier, dans
une interview, mettait également en cause le rôle joué
par une des journalistes de Têtu au sein de la rédaction
du magazine.
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- Judith Silberfeld,
rédactrice en chef adjointe de Têtu,
- Thomas Doustaly, rédacteur en chef,
- Olivier Ségot, directeur de publication,
- et la société d'édition CPPD
ont donc porté plainte contre 360° et contre
Marie-Hélène Bourcier pour diffamation.
Les
plaignants réclament la condamnation de Marie-Hélène
Bourcier et de 360°
- à un euro de dommages et intérêts,
- à la publication d'un extrait du jugement dans un magazine,
- et à 1000 euros au titre des frais de justice.
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16
6 2003 : citegay.fr > par J. F. G.
http://citegay.fr/ACTUALITES/GAY/00/00/239063/actualites_visu.htm |
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Actualites Gay
Crêpage de chignons entre Têtu
et la revue 360°
Têtu poursuit son confrère
pour ''atteintes à son honneur''
.
Dans son édition
datée "mars-avril 2003", la revue
"360°" a consacré un article sur le
Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris,
- estimant que ce projet "serait phagocyté par un pouvoir
gay devenu dominant au détriment des femmes homosexuelles".
La rédaction
de "360°" critiquait au passage la position
du magazine Têtu sur le sujet.
.
Dans
l'article, "360°" donnait notamment la parole
à la sociologue Marie- Hélène Bourcier
- qui estimait que "Judith Silberfeld (NDRL : rédactrice
en chef adjointe de Têtu et de son site Internet)
est de notoriété publique la lesbienne alibi de Têtu",
- ajoutant "qu'aucune femme n'a accès aux séances de
rédaction qui sont men only".
La
réponse de Têtu ne s'est pas faite attendre :
- c'est devant la Justice que le mensuel a décidé
d'obtenir réparation des ces propos qu'il juge diffamatoires et
portant gravement atteinte à son honneur et à sa considération.
- La revue "360°"
et la sociologue Marie-Hélène Bourcier, sont poursuivies
devant le TGI [Tribunal de Grande Instance] de Paris.
Têtu
demande entre autres
- 1 Euro au titre des dommages et intérêts,
- une condamnation à payer une somme de 1.000 Euros à chacun
des demandeurs,
- et la publication du jugement, sans que cette insertion ne puisse exécder
10.000 Euros.
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Pour
Maître Yann Pedler, l'avocat de la revue "360°",
- "il n'y a pas volonté de porter atteinte à l'honneur
et à la considération du magazine Têtu
ni à ses journalistes dans cet article dont seules quelques phrases
sorties de leur contexte sont montées en épingle par Têtu
pour les besoins de son procès en diffamation,
- mais simplement une volonté de faire état
et de comprendre le fondement et les enjeux d'une polémique sur
la mise en place du Centre d'Archives [et de
Documentation] Homosexuelles [de
Paris] et de son développement dans
l'intérêt d'un patrimoine culturel de l'ensemble des gays,
lesbiennes, trans et bi".
"Il est certainement
regrettable que cette assignation soit notifiée à quelques
jours des grandes manifestations de la Fierté Gay
qui devraient symboliquement rassembler plutôt que divisier",
a indiqué Maître Pedler à Citégay.
.
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16
6 2003 : Archilesb ! > Communiqué de Presse n°
8
Archilesb ! http://www.archiq.fr.vu/
Marie-Hélène Bourcier : mhbourcier[AT]free.fr
|
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Communiqué de Presse n° 8
Paris,
le 16 juin 2003
A
la veille de la marche des Fiertés, Têtu
attaque en diffamation
la sociologue lesbienne Marie-Hélène
Bourcier
et le magazine LGBT 360°
.
La société qui exploite le magazine Têtu
a assignés en diffamation devant le TGI [Tribunal
de Grande Instance] de Paris
- Marie-Hélène Bourcier, militante, sociologue
et enseignante à l'université de Lille III
- ainsi que l¹Association Presse 360° qui publie
en Suisse le magazine gai lesbien bi et trans 360°.
.
Les propos prétendument
diffamatoires sont extraits de leur contexte
- qui est un très long article publié
en mars avril 2003 ainsi qu'une interview de Marie-Hélène
Bourcier par le magazine 360° ayant pour titre «
Paris brûle-t-il ? »
- et qui font partie d'une enquête sur le Centre de Documentation
et d'Archives Homosexuelles de la ville de Paris pour lequel la
Mairie de Paris a versé une subvention de 100.000 euros
à l'automne dernier.
Dans le cadre de cet
interview, Madame BOURCIER, sociologue et militante
- exposait notamment les difficultés que
connaissent les lesbiennes ainsi que les trans et les bi à fait
valoir leur légitime demande de participer à l¹activité
du Centre d¹Archives et Documentation Homosexuelles de Paris
(CADHP)
- et dénonçait le fait de ne pas avoir trouver un relais
d¹information dans la presse gay dont en particulier le journal TÊTU
seul magazine national se trouvant de facto en situation de pouvoir hégémonique.
C¹est ainsi qu¹elle
s¹étonnait du peu de place des lesbiennes et de leur capacité
à faire entendre leur voix dans un magazine s¹affirmant pourtant
destiné aux gay et lesbiennes.
L¹enquête
très développée et réalisée à
Paris par le journal Suisse 360° n'émanait pas
d'une volonté de porter atteinte à l¹honneur et à
la considération du magazine TÊTU ni
à ses journalistes.
- Seules quelques phrases sorties de leur contexte sont montées
en épingle par le magazine TÊTU pour les besoins
de son procès en diffamation
- et le magazine 360° a simplement
manifesté une volonté de faire état et de comprendre
le fondement et les enjeux d¹une polémique sur la mise en
place du CADHP et de son développement dans l¹intérêt
d¹un patrimoine culturel de l¹ensemble des gays, lesbienne trans
et bi.
.
Il est certainement
regrettable que cette assignation soit notifiée
à quelques jours des grandes manifestions des Fiertés
[LGBT] qui devraient symboliquement rassembler
plutôt que diviser.
Marie-Hélène
Bourcier et le magazine 360 ° ont confié
leur défense à Maître Yann PEDLER du Barreau
de Paris.
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Contact Marie-Hélène
Bourcier : mhbourcier@free.fr
Pour toute information
complémentaire : [ http://www.archiq.fr.vu/
]
www.archilesb.org
www.vigitrans.org
pour consulter la
revue de presse nationale et internationale sur le CADHP
: http://www.archiveshomo.info
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