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Actualité : France
L'agression d'un
jeune homosexuel traumatise le Marais
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Retrouvé inconscient dans un parc de Vitry-sur-Seine,
Bruno Wiel est dans le coma depuis dix-sept jours.
La communauté homosexuelle du quartier du Marais, à
Paris, est bouleversée depuis la découverte, le
21 juillet dernier dans un bosquet du parc des Lilas
de Vitry-sur-Seine ( Val-de-Marne ), du corps tuméfié
de Bruno Wiel.
Ce comptable de 28 ans avait été vu pour la dernière
fois au Banana
Café, boîte gay parisienne, dans la nuit
du 19 au 20 juillet.
Il n'est sans doute jamais rentré
à son domicile du XIVe arrondissement et a été
retrouvé par des promeneurs plus de 24 heures plus tard,
entièrement dénudé, à demi-conscient,
grièvement blessé.
Admis à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil,
plongé dans un coma artificiel, le jeune homme souffre
de graves traumatismes crânien et thoracique.
Le pronostic médical est réservé.
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Un appel à témoins
a été lancé
Au Banana
Café, où l'appel à témoins
a été placardé sur la façade, Sébastien
Groud, le directeur, « n'en dort plus depuis quinze
jours ».
Il connaissait la victime, un habitué
qu'il décrit comme un garçon « très
gentil, discret, voire timide ».
- « Les médecins
ont affirmé qu'il a été torturé, brûlé,
et que ses agresseurs ont pris sa tête pour un ballon de
foot », dit-il, « profondément
écoeuré ».
À ses yeux, le crime homophobe ne fait
pas de doute : « Bruno n'avait jamais d'argent sur
lui, pas de Carte bleue. »
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La police judiciaire, chargée de l'enquête,
se veut prudente et souligne qu'un homosexuel agressé «
ne signifie pas forcément agression homophobe
».
L'appel à témoins a été
lancé pour reconstituer l'emploi du temps de la victime.
Le soir du 19 juillet, les videurs du Banana
Café l'auraient vu arriver légèrement
éméché, accompagné de deux hommes
avec qui il serait reparti au petit matin.
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Il surfait sur les sites
Web de rencontres
D'après un enquêteur, Bruno Wiel, «
qui connaissait beaucoup de monde dans ces établissements
du Marais », ne se sentait pas menacé.
Il surfait volontiers sur les sites Web de rencontres.
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Foued, habitué du Banana
Café, estime que les homosexuels, qui donnent
volontiers des rendez-vous à des inconnus, « se
mettent souvent en danger ».
Jean-Phi, le DJ, se plaint quant à lui
d'une recrudescence d'homophobie dans le quartier.
- « Les insultes
pleuvent ouvertement, dit-il, et il y a même des jeunes
qui viennent casser de l'homo à la sortie de boîtes.
»
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